GLANDÉE
substantif fémininReprenons le cas ci-dessus d'un taillis sous futaie aménagé à la révolution de 30 ans et dans lequel le chêne atteint son terme d'exploitabilité économique à 150 ans et supposons en outre que dans la région considérée on puisse raisonnablement escompter une glandée abondante tous les 5 ou 6 ans. (, Bois, 1963, p. 95)
• Vx. Droit de glandée. Synon. de droit de glandage (cf. infra rem.). Les Baraques conservent leurs droits de pâture et de glandée au bois de chênes (, Hist. paysan , t. 1, 1870, p. 273).
— En partic. Action des porcs qui se nourrissent de glands dans les forêts de chênes; p. méton., glands dont les porcs se nourrissent. Envoyer, lâcher les porcs à la glandée. J'entendais le son de la trompe du porcher gardant ses truies et leurs petits à la glandée (, Mém. , t. 1, 1848, p. 422). Des troupeaux innombrables de cochons tachetés de noir, qui erraient, en criant d'un ton aigre et sauvage à la dispute de la glandée (, Hist. vie , t. 4, 1855, p. 35).
• P. métaph. Georges Ohnet (...) n'a vu dans la littérature qu'une appétissante glandée dont son âme de porc s'est réjouie (, Désesp., 1886, p. 17).
Remarques
Glandage
substantif masculinPrononciation et orthographe
[glɑ̃de]. Ds Ac. 1694-1932.
Étymologie et histoire
1581 « pâturage des porcs ds les forêts de chênes » (Coust. d'Anj. ap. Ch. du Moulin, Coust. gén. du roy. de France, t. 2, fol. 57 r° , éd. 1581 ds Gdf. Compl.). Dér. de gland*; suff. -ée*.