GLAISE
substantif féminin— Emploi adj. Terre glaise. L'humidité du climat (...) le sol de terre glaise compacte et sans écoulement, avaient pourri les tubercules (, Insecte, 1857, p. 147). Il avait de la peine à maintenir sur les pédales ses semelles empâtées de terre glaise (, Hommes de bonne vol., 1932, p. 193).
Prononciation et orthographe
[glε:z]. Ds Ac. 1694-1932.
Étymologie et histoire
a) Fin xie s. judéo-fr. glaise (Raschi, Gl., éd. A. Darmesteter et D.S. Blondheim t. 1, p. 76); fin xiie s. gloise (Folie Tristan, de Berne, 193 ds T.-L.); fin xiiie s. id. (Chr. de Troyes, Perceval, éd. A. Hilka, 1774, var. du ms. M); 1306 glaise (G. Guiart, I, 3684 ds T.-L.); 1393 terre glase (Ménagier, II, 52, ibid.)
b) ca 1165 glise (B. de Ste-Maure, Troie, 23094, ibid.). Terme d'orig. gaul. dont l'étymon est attesté par le composé lat. glisomarga « marne blanche » (Pline, XVII, 46, v. Dottin, p. 260) dans lequel gliso- constituait un qualificatif de marga (marne*); pour l'orig. de *gliso-, v. les opinions différentes de FEW t. 4, p. 156b (d'apr. Bertoldi : gliso- serait un mot celt. signifiant « blanc », à rapprocher de l'irl. gel « blanc ») et d'Ern.-Meillet (gliso- se rattacherait à glus, glutis « glu »).
b) ca 1165 glise (B. de Ste-Maure, Troie, 23094, ibid.). Terme d'orig. gaul. dont l'étymon est attesté par le composé lat. glisomarga « marne blanche » (Pline, XVII, 46, v. Dottin, p. 260) dans lequel gliso- constituait un qualificatif de marga (marne*); pour l'orig. de *gliso-, v. les opinions différentes de FEW t. 4, p. 156b (d'apr. Bertoldi : gliso- serait un mot celt. signifiant « blanc », à rapprocher de l'irl. gel « blanc ») et d'Ern.-Meillet (gliso- se rattacherait à glus, glutis « glu »).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 231. Fréq. rel. littér. : xixe s. : a) 119, b) 325; xxe s. : a) 417, b) 455.
Dérivés
Glaisière
substantif fémininBibliographie
— Quem. DDL t. 14. - Rommel 1954, p. 171, 191.