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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

GESTICULATION

substantif féminin
Action de gesticuler, de faire beaucoup de (grands) gestes. Une grotesque gesticulation d'automate (Gide, Isabelle, 1911, p. 648). Il arpentait la chambre, passant brusquement d'une gesticulation convulsive à l'immobilité d'un animal effrayé par son ombre (Bernanos, M. Ouine, 1943, p. 1550) :
Un instant, Antoine observa les contractions du bébé, s'appliquant à noter la fréquence de certains mouvements; mais il n'y avait pas de renseignements à tirer de cette gesticulation désordonnée, pas plus que des palpitations d'un poulet qu'on saigne. (Martin du G., Thib. , Consult., 1928, p. 1119)
— [Avec un compl. désignant la partie du corps mise en mouvement] Les voix se haussaient encore, on ne voyait que la gesticulation des bras (Zola, Bonh. dames, 1883, p. 670). Il n'aidait ses raisonnements que de la gesticulation d'un seul bras (Hamp, Champagne, 1909, p. 198).
— Emploi emphatique du plur. Effrayant les oiseaux de mer par ses cris et ses gesticulations (Dumas père, Monte-Cristo , t. 1, 1846, p. 296).
— P. anal.[En parlant d'un animal] La gesticulation des jambes de la bête, qui fait ce qu'elle peut, est extrêmement désagréable (Musset, Mouche, 1854, p. 289).
Remarques

Gesticulatoire

adjectif
rare. Qui s'accompagne d'une gesticulation. La force gesticulatoire du chagrin exigeait qu'elle se frappât les genoux du plat de la main (Colette, Képi, 1943, p. 72).
Prononciation et orthographe
[ʒεstikylasjɔ̃]. Ds Ac. 1694-1932.
Étymologie et histoire
1495 « mouvement rapide » (J. de Vignay, Miroir hist., xxvii, 58, éd. 1531, ds Delb. Notes mss; 1552 « action de gesticuler » (Rabelais, Tiers Livre, éd. M.A. Screech, xix, p. 142 : une dame... mute et sourde de nature, luy demanda avecques gesticulations italiques). Empr. au lat. gesticulatio « gesticulation; gestes de pantomimes ».
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 117.