GAUPE
substantif féminin— En partic., mod. Prostituée de bas étage; p. ext. femme dévergondée, d'une conduite lamentable. Synon. garce, putain. Les prunelles quémandeuses des gaupes de faubourg (, Phocas, 1901, p. 282). Bien des vieilles gaupes ont profité de ce miracle car, depuis, je ne puis en rencontrer une, la nuit, aux Champs-Élysées, sans l'inviter à venir gueuletonner et boire le coup (, Bourlinguer, 1948, p. 202).
Prononciation et orthographe
[go:p]. Ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
1. 1401 gauppe « femme de mauvaise vie » (Archives Nationales, JJ 156, pièce 38 ds Gdf.);
2. 1585 « femme malpropre » (Cholières, 5e Matinée, p. 196 ds Hug.). Prob. empr. au terme all. qui est aussi à l'orig. de l'all. Walpe, attesté dans buschwalpe « entremetteuse » (1595, v. DEAF, s.v. gaupe2 ), bavarois walpe, walp, walpel « femme sotte » (ibid.; FEW t. 17, p. 494a).
2. 1585 « femme malpropre » (Cholières, 5e Matinée, p. 196 ds Hug.). Prob. empr. au terme all. qui est aussi à l'orig. de l'all. Walpe, attesté dans buschwalpe « entremetteuse » (1595, v. DEAF, s.v. gaupe2 ), bavarois walpe, walp, walpel « femme sotte » (ibid.; FEW t. 17, p. 494a).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 18.
Bibliographie
Gebhardt (K.). Les Francoprovençalismes de la langue française R. Ling. rom. 1974, t. 38, pp. 194-195. - Mat. Louis-Philippe. 1951, p. 259. - Ritter (E.). Les Quatre dict. fr. B. de l'Inst. nat. genevois. 1905, t. 36, pp. 291-533. - Sain. Sources t. 1 1972 [1925] p. 160, 311, 342; t. 3 1972 [1930] p. 363.