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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

GARDE-CÔTE(S), (GARDE-CÔTE, GARDE-CÔTES)

substantif masculin
A. —Vieilli. Milicien chargé de la surveillance des côtes. Pour être rapproché de sa famille, comme garde-côte (Michelet, Journal, 1845, p. 618). Les douaniers et les gardes-côtes venaient prendre leurs repas et boire à l'auberge Jean (Hugo, Travaill. mer, 1866, p. 138).
B. — Navire de surveillance des côtes.
1. Bâtiment militaire armé pour la défense des côtes. Les plaques de blindage des garde-côtes et des monitors brésiliens étaient d'une seule pièce (Ledieu Cadiat, Nouv. matér. nav., 1899, p. 487).
• En appos. Cuirassé garde-côte. Les cuirassés garde-côtes (...) ont (...) comme armes le canon, la torpille et l'éperon (Croneau, Constr. nav. guerre , t. 1, 1892, p. 123).
2.En appos. Petit bateau chargé de lutter contre la contrebande, de surveiller la pêche le long des côtes. Bâtiment, vaisseau garde-côte. Pour faire délivrer au bâtiment garde-côte les Deux Amis, non la totalité, mais la moitié de l'approvisionnement qu'il demandait (Courier, Lettres Fr. et It., 1808, p. 765).
Prononciation et orthographe
[gaʀdəko:t]. Au sens A (milicien) ds Ac. 1718-1878; ds Ac. 1718 : garde-coste; ds Ac. 1740-1835 : garde-côte; ds Ac. 1878 : gardes-côtes (vedette au plur.). Au sens B (bateaux) ds Ac. dep. 1718; ds Ac. 1718 : garde-coste; ds Ac. 1740-1835 : garde-côte; ds Ac. 1878 : gardes-côtes (vedette au plur.); ds Ac. 1932 : garde-côte, au plur. des gardes-côtes. Cf. garde-.
Étymologie et histoire
1599 adj. c'estoit une gallere garde-coste (Bruneau, Hist. véritable de certains voiages perilleux et hazardeux sur la mer, 85 ds Fr. mod. t. 26, 1958, p. 52). Composé de garde (forme de garder*) et de côte*. (Cf. l'a. fr. gardecoste « flanc-garde », ca 1195 Ambroise, Guerre Sainte, 6193 ds T.-L. guardecoste).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 41.
Bibliographie
Kemna 1901, p. 59.