GALLINACÉ, -ÉE,
adjectif et substantifI. —Adj. Qui est de la famille du coq, de la poule. Une courte membrane réunit seulement à leur base les doigts de devant dans les oiseaux gallinacés (, Anat. comp. , t. 2, 1805, p. 587).
II. —Substantif
A. —Au plur. Ordre d'oiseaux omnivores aux formes lourdes, au bec et aux pattes robustes et qui comprend la plupart des oiseaux de basse-cour. La famille des gallinacés (...) comprend les dindons, les pintades, les paons, les coqs, les faisans, les perdrix, les cailles, les coqs de bruyères (, Anat. comp. , t. 4, 1805, p. 471). Le genre entier des gallinacées a été créé uniquement pour doter nos garde-mangers et enrichir nos banquets (, Physiol. goût, 1825, p. 77). Gédéon Spilett parvint à s'emparer de deux couples de gallinacés vivants. C'étaient des volatiles à becs longs et grêles, à cous allongés, courts d'ailes et sans apparence de queue (, Île myst., 1874, p. 231).
B. —Parfois au sing. Animal de cet ordre. Un gallinacé, une gallinacée (Ac. 1932).
— P. métaph. Au restaurant une famille fit son entrée : (...) le père, gallinacé majestueux, portant haut sa tête chauve et rouge de coq d'Inde dont on eût dit que débordait du col roide la membrane charnue et mamelonnée (, Fleuve de feu, 1923, p. 48).
Remarques
Galliforme
substantif masculinPrononciation et orthographe
[galinase]. Cf. gallican. Ds Ac. dep. 1835 (au plur.).
Étymologie et histoire
1770 gallinacé subst. et adj. (Buffon, Hist. Nat., Oiseaux, éd. Lanessan, t. 1, p. 54 et t. 7, p. 242). Empr. au lat. de l'époque imp. gallinaceus « coq », substantivation de l'adj. apr. ell. du subst. gallus « coq », dér. de gallina « poule », v. géline; cf. André Oiseaux; cf. l'angl. gallinaceous (1783 ds NED).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 51.
Bibliographie
Quem. DDL t. 5.