GALANTINE
substantif féminin— P. métaph. :
On ne peut pas comprendre ce que c'est qu'une mascarade dans ce pays [Saint-Pétersbourg] (...). Le valet de chambre y cogne son maître, la fille est à côté de la dame, enfin c'est une galantine de toutes sortes de chairs. (, Corresp., 1806-07, p. 156)
Prononciation et orthographe
[galɑ̃tin]. Ds Ac. dep. 1835.
Étymologie et histoire
Ca 1223 galentine « gelée dans laquelle on sert du poisson ou de la viande » (G. de Coinci, Mir. Vierge, éd. F. Kœnig, I Mir 29, t. 2, p. 280, 186); ca 1225 galatine (Hist. G. le Maréchal, 9666 ds T.-L.). Prob. empr. au dalmate de Raguse galatina, dér. du lat. gelare (geler*) avec traitement sans palatalisation et passage de e à a propre au domaine dalmate (Raguse était en outre renommée pour ses exportations de poissons en gelée; v. FEW t. 4, pp. 88-89; M. G. Bartoli, Die Dalmatische, t. 1, p. 156 et t. 2, p. 291 et 378; C. Jireček ds Archiv für slavische Philologie, 1899, pp. 402-403; cf. gélatine), plutôt que résultat gallo-rom. d'un type lat. vulg. *galare (pour gelare) reconstitué entre autres d'apr. l'a. fr. galée (pour gelée*; hyp. du DEAF) qui est en fait une graphie picarde.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 19.
Bibliographie
Lew. 1960, p. 244.