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Voir également: gémeau, gémelle, adjectif 
Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

GÉMEAU, -ELLE, -EAUX,

adjectif et substantif masculin
I. —Adj., vx.Synon. de jumeau. Viens, ta bouche est la source où je me désaltère Et tes seins sont pour moi comme deux fruits gémeaux (Toulet, Vers inéd., 1920, p. 5).
II. —Subst. masc.,ASTROL.[Le plus souvent avec une majuscule; p. réf. à la constellation de Castor et Pollux] Signe du/des Gémeau(x); le(s) Gémeau(x). Signe zodiacal se situant entre le 21 mai et le 21 juin; p. méton., personne née sous ce signe. Le temps où le soleil entre dans le signe des Gémeaux (Faral, Vie temps st Louis, p. 66).
Remarques
1.

Gémellaire

adjectif
Relatif aux jumeaux. Grossesse gémellaire. Grossesse où la mère porte deux enfants. L'enfant (...) était elle-même issue d'une grossesse gémellaire (Apert ds, Nouv. Traité Méd. , fasc. 8, 1925, p. 400). Dans l'utérus humain, le développement simultané de deux fœtus, ou grossesse gémellaire, n'est pas rare (R. Merger, La Naissance , Paris P.U.F., 1965, p. 32).
2.

Gémellation

substantif féminin
Synon. rare de gémellité (infra). Le taux différentiel des gémellations suivant l'âge de la mère (Clé Mots; cf. aussi Rheims 1969 et Lar. Lang. fr.).
3.

Gémell(é)ité, (Gémellité, Gémelléité)

substantif féminin
Cas où se présentent des jumeaux. Les processus de gémellité vraie (Hist. gén. sc., t. 3, vol. 2 1964, p. 633). Philos. Caractère de ce qui est double. Gla [le vide originel] fut deux, marquant ainsi le caractère primordial de la gémelléité, principe existentiel (Philos. Relig., 1957, p. 38-01).
4.

Gémeller

verbe transitif
Mettre au monde des jumeaux; p. métaph., jumeler. J'appelais instamment ce camarade dont l'exaltation fraternelle eût gémellé la mienne (Gide, Si le grain, 1924, p. 523). Au part. passé en emploi adj. Un surgissement gémellé où l'autre est présence pour moi (Sartre, Être et Néant, 1943, p. 310).
5.

Gémellipare

adjectif
Qui porte des jumeaux, qui a accouché de jumeaux. (Dict. xixe -xxe s.).
Prononciation et orthographe
[ʒemo], fém. [-εl]. Ds Ac. 1694-1932. Au plur. ds Fér. 1768, Land. 1834, Gattel 1841, Besch. 1845, Littré.
Étymologie et histoire
1.
a) Ca 1165 subst. « frères nés d'un même accouchement » (B. de Ste-Maure, Troie, 12145 ds T.-L., s.v. jumel);
b) ca 1170 adj. (M. de France, Lais, éd. J. Rychner, F, 348);
2. xiiie s. gimels « le 3e signe du zodiaque » (Lapidary of engraved gems, second version, III, 2 ds Anglo-norman Lapidaries, éd. Studer-Evans, p. 289). Autre forme de jumeau* (du lat. gemellus) qui vit encore dans l'Est; au sens 2, trad. du lat. Gemini (d'où le m. fr. gemins 1488 ds Gdf).
Bibliographie
Jourjon (A.). Rem. lexicogr. R. Philol. fr. 1915/16, t. 29, p. 262 (s.v. gémellité).