FUSER
verbe intransitifA. — Fondre, couler et se répandre lentement. La cire fuse (Ac., 1878-1932). Il arrive fréquemment que le métal fuse (, Aciéries, 1934, p. 234).
— En partic.
• CHIM. Se décomposer en crépitant, sous l'action de la chaleur. Tous les nitrates fusent lorsqu'on les projette sur des charbons incandescents (, Explosifs mod., 1911, p. 9).
• PYROTECHNIQUE. Brûler sans détoner. Si (...) on allume à l'air un cylindre de poudre noire comprimée (...) la poudre fuse ou déflagre (, Exploitation mines, 1905, p. 308).
— P. métaph. Il y a dans la réalité toujours quelque côté faible par où l'impression s'étale, fuse et fuit (, Corresp., t. 1, 1818-69, p. 155).
B. — Jaillir comme une fusée :
En ce moment, un sifflement assourdissant se fit entendre au-dessus des bruits de l'ouragan. La vapeur fusa avec violence, non du tuyau d'échappement, mais des soupapes de la chaudière; ... (, Enf. cap. Grant, t. 2, 1868, p. 52)
— Au fig.[Le suj. désigne des propos, un rire, etc.] Se manifester de façon soudaine et éclatante. Mme Galant provoque volontairement un rire général qui fuse tout droit d'abord, puis trinque et se mêle de voisin à voisin (, Maternelle, 1904, p. 92).
Prononciation et orthographe
[fyze], (il) fuse [fy:z]. Ds Ac. 1762-1932. Homon. fusée.
Étymologie et histoire
I.
a) 1544 trans. « faire fondre » (M. Scève, Délie, LXXXI, 2, éd. E. Parturier, p. 62);
b) 1562 intrans. « se déliter » (Du Pinet, Pline, t. 1, 1. 17, chap. 7, p. 634 : on laisse fuser le Mail);
c) av. 1743 « se répandre, se liquéfier (pus) » (Brigandage de la médecine ds Trév. 1743);
d) 1757 « se décomposer en crépitant (salpêtre) » (Encyclop.) ;
e) 1845 fusant part. prés. adj. pyrotechnie (Reinaud et Favé, Du feu grégeois, p. 141 ds Littré); av. 1872 « brûler sans éclater » (Th. Gautier, s. réf. ds Lar. 19e); 1916 fusant subst. artill. (Barbusse, Feu, p. 269).
II.
1. 1868 « jaillir » (Verne, Enf. cap. Grant, t. 3, p. 173 : une colonne incandescente fusa vers le ciel);
2. 1877 fig. « jaillir, retentir (sons, rires, etc.) » (Richepin, Caresses, p. 45). I dér. sav. de fusus, part. passé du lat. fundere (fondre*) ; dés. -er. II dér. de fusée*, terme de pyrotechnie et artill.; dés. -er.
a) 1544 trans. « faire fondre » (M. Scève, Délie, LXXXI, 2, éd. E. Parturier, p. 62);
b) 1562 intrans. « se déliter » (Du Pinet, Pline, t. 1, 1. 17, chap. 7, p. 634 : on laisse fuser le Mail);
c) av. 1743 « se répandre, se liquéfier (pus) » (Brigandage de la médecine ds Trév. 1743);
d) 1757 « se décomposer en crépitant (salpêtre) » (Encyclop.) ;
e) 1845 fusant part. prés. adj. pyrotechnie (Reinaud et Favé, Du feu grégeois, p. 141 ds Littré); av. 1872 « brûler sans éclater » (Th. Gautier, s. réf. ds Lar. 19e); 1916 fusant subst. artill. (Barbusse, Feu, p. 269).
II.
1. 1868 « jaillir » (Verne, Enf. cap. Grant, t. 3, p. 173 : une colonne incandescente fusa vers le ciel);
2. 1877 fig. « jaillir, retentir (sons, rires, etc.) » (Richepin, Caresses, p. 45). I dér. sav. de fusus, part. passé du lat. fundere (fondre*) ; dés. -er. II dér. de fusée*, terme de pyrotechnie et artill.; dés. -er.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 137.