FROU-FROU, FROUFROU,
substantif masculin1. Deux jeunes filles se sont avancées pour me recevoir; elles marchaient aussi bien que de vraies dames; le corps coulait en avant sans qu'on sentît le mouvement des pieds, les robes de soie faisaient le frou-frou le plus discret. (, Notes Paris, 1867, p. 58)
— P. méton. Le temps disparu avait tant de choses pour lui que jamais nous ne retrouverons : le charme, le froufrou des femmes, l'esprit parisien, quoi! (, Piéton Paris, 1939, p. 178).
— P. ext. Pièce de vêtement typiquement féminine :
2. De nos dentelles, la grande cliente elle s'en est fourré plein les manches... (...) Elle s'est recouverte de guipures, des mantilles entières (...) Elle se grandissait à mesure dans les frou-frous et les ajours... (, Mort à crédit, 1936, p. 103)
Remarques
Frou
onomatopéePrononciation et orthographe
[fʀufʀu]. Ds Ac. 1878 et 1932. Var. en 1 seul mot ds Dub. et Lar. Lang. fr. Au plur. des frous-frous ou froufrous ; noter cependant supra ex. 2 : des frou-frous.
Étymologie et histoire
1738 onom. (Théâtre de la Foire, Thurot, 187 ds FEW t. 3, p. 823 a); cf. 1787 faire frou-frou (Ah ! Ah ! ou relation véritable... ds Brunot t. 6, p. 769); 1829, 15 août subst. masc. (Journal des Dames et des Modes, p. 359 ds Fr. mod. t. 20, p. 303). Onomatopée redoublée.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 72.
Bibliographie
Mat. Louis-Philippe 1951, p. 328. — Migl. 1968 [1927], p. 196. — Morin (Y.). The Phonology of echo-words in Fr. Language. Baltimore. 1972, t. 48, p. 105. — Sain. Arg. 1972 [1907], p. 44.