FROISSURE
substantif fémininSoudain il s'aperçut que ce bel ongle était cassé. C'était une froissure transversale qui ternissait dans toute sa largeur le ton carné du cabochon. Comment avait-il fait cela? Et comment ne s'en était-il pas aussitôt aperçu? Quoi qu'il en fût, le mal était irréparable; Julius n'avait plus rien à faire qu'à couper. (, Caves, 1914, p. 867)
— P. métaph. Que ne puis-je, madame, vous exprimer les navrances, les froissures et les énervances de mon âme linceulée! (, Tout à l'égout, 1889, acte I p. 32).
Prononciation et orthographe
[fʀwɑsy:ʀ]. Ds Ac. dep. 1694, d'abord (1694) sous la forme froissûre.
Étymologie et histoire
1. xiiie s. [ms.] « action de briser, de fracturer » (Digestes de Just., Rich. 20118, fol. 13c ds Gdf.);
2. 1803 « impression de la partie froissée » (Boiste). Dér. du rad. de froisser*; suff. -ure*.
2. 1803 « impression de la partie froissée » (Boiste). Dér. du rad. de froisser*; suff. -ure*.