FROIDURE
substantif féminin1. Dans ces montagnes (...) il s'élève le soir un petit vent frais (...) ce vent, qui vient de passer sur ces hautes chaînes de montagnes couvertes de neige onze mois de l'année, emporte une partie de leur froidure. (, Mém. touriste, t. 2, 1838, p. 178)
— En partic.
• Manifestation(s) particulière(s) de cette température. [Mon amant] me suit dans tous mes déplacements. Sans lui, je crèverais de froid. Nulle froidure ne résiste à l'échauffement d'un couple bien vert (, Mal court, 1947, II p. 173) :
2. ... sa mise (...) tenait encore du paysan : la culotte et la veste en gros drap bleu, puis, en temps de froidures, le surtout de burelle grise. (, Gaspard, 1922, p. 13)
• Époque où règne cette température. Vous pourrez employer quelques-uns de ces arbres à vous réchauffer dans la froidure (, Homme désir, 1790, p. 83).
Prononciation et orthographe
[fʀwady:ʀ]. Ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
1re moitié xiie s. freidure « température froide » (Ymnus tr. pueror. ds Psautier Cambridge, éd. F. Michel, p. 279, 7); ca 1175 (B. de Ste Maure, Ducs Normandie, éd. C. Fahlin, 158). Dér. de froid1 *; suff. -ure*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 63.
Bibliographie
Lew. 1960, p. 169, 181, 183.