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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

FRANC-AL(L)EU, (FRANC-ALEU, FRANC-ALLEU)

substantif masculin
HIST. Terre libre dont le propriétaire ne relevait d'aucun seigneur. Il y eut deux sortes de franc-aleu : le noble et le roturier; le noble étoit celui qui entraînoit justice, censive ou mouvance, le roturier celui auquel toutes ces conditions manquoient; ce dernier, le plus ancien des deux, représentoit le foible reste de la propriété romaine (Chateaubr., Ét. ou Disc. hist., t. 3, 1831, p. 372). Cf. al(l)eu ex. 1 :
Bien que le sort des cultivateurs fût encore très misérable, il l'était beaucoup moins, moralement parlant, en Berry, qui, d'ancienne date, était pays de francalleu, que dans les pays de servitude. (Sand, Beaux MM. Bois-Doré, t. 2, 1858, p. 36)
Prononciation et orthographe
[fʀɑ̃kalø]. Au plur. des francs-alleux. Cf. franc-.
Étymologie et histoire
1258 franc aluef (Charte de Rethel, I, 308, 15 ds Runk.). Composé de l'adj. franc* « libre » et de alleu*; cf. le lat. médiév. francum alodium 966 (Roussillon) ds Nierm.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 2.
Bibliographie
Paradis (V.). En parcourant les Livres de comptes des Ursulines du Québec. In : Travaux de ling. québécoise. 1. Québec, 1975, p. 39.