FORTE
adverbe et substantif masculin invariableI. —Adv.[Placé avant un passage pour en indiquer la nuance; abrév. f ou F] Fort. Chanter, jouer forte. Ces accords de trois et quatre sons ne sont exécutables au violon que forte ou mezzo forte : l'accord doit donner un accent qui sera sec et violent (, Instrument., 1933, p. 13).
— Emploi subst. masc. inv. Nuance de son, correspondant à une grande intensité; passage exécuté dans cette nuance. [Il faut] que les « forte » soient terribles, les « piano » tantôt menaçants et tantôt attendris (, À travers chants, 1862, p. 172). Certains sons ont, par exemple, des attaques glissées, ou arrachées, ou « s'évasent » (c'est-à-dire passent brusquement du piano au forte) (, Rech. mus. concr., 1952, p. 94).
II. —Subst. masc. inv. Abrév. de forte-piano* (v. ce mot II). On nous a dit que votre chère filleule a un si beau talent sur le forté, que nous serions bien enchantées de l'entendre (, U. Mirouët, 1841, p. 99).
Prononciation et orthographe
[fɔʀte]. Ds Ac. 1835-1932. Au plur. des forte. Le mot n'a été francisé ni dans la prononc. ni dans la graph. pour le plur., ce qui « s'explique par le caractère spécial du vocabulaire et par le fait que la forme italienne s'appuie dans ce vocabulaire sur un ensemble d'emprunts à l'italien » (Dupré 1972, p. 1044). Noter cependant la forme francisée forté ds la docum. (Balzac, loc. cit.).
Étymologie et histoire
1705 (Brossard). Adv. ital. signifiant proprement « fortement » (fort1 *).
Bibliographie
Hope 1971, p. 361.