FLON(-)FLON, FLONFLON,(FLON FLON, FLON-FLON)
substantif masculinA. —Vx. Air de vaudeville ou d'opérette. Les flonflons d'Offenbach; composer, fabriquer du flonflon. Vous trouvez-vous obligé de composer des flonflons pour payer le convoi de votre maîtresse? (, Peau chagr., 1831, p. 32). Ce second maëstro avait eu un ballet joué à l'Opéra, tandis que l'autre tournait de plus en plus à l'opérette et au « flon flon » (, Physiol. am. mod., 1890, p. 229) :
... Thérésa dans La famille Trouillat qui (...) laisse, sur l'affiche, une place immense au nom de la diva, faisant de cinq ou six flonflons ses grands airs. (, Dern. mode, 1874, p. 773)
Remarque : Au plur., on écrit parfois flons-flons. On l'affuble [le Tantum ergo] de flons-flons d'opérettes ou de glous-glous de cantine (Huysmans, En route, t. 2, 1895, p. 227).
B. —Toujours au plur. Accords, généralement bruyants, d'une musique d'harmonie, entendue à distance. Les flonflons du bal. Les flonflons d'une danse du ventre venaient, du café-concert voisin, se mêler à la marche funèbre de l' « Héroïque » (, J.-Chr., Foire, 1908, p. 681). Au-dessus des flonflons vagues de la musique, il entendit l'applaudissement dont on saluait le taureau traîné hors de l'arène (, Bestiaires, 1926, p. 548).
Remarques
Flon
onomatopéePrononciation et orthographe
[flɔ̃flɔ̃]. Les dict. écrivent flonflon. Au plur. des flons(-)flons, des flonflons, v. ci-dessus.
Étymologie et histoire
1. 1680 « onomatopée que l'on trouve dans certains refrains » (Rich.);
2. 1697 subst. « refrain de chanson » (Gherardi, Théâtre italien, III, 369 ds DG);
3. fam. 1872 « air bruyant de certains morceaux de musique » (Lar. 19e). Onomatopée.
2. 1697 subst. « refrain de chanson » (Gherardi, Théâtre italien, III, 369 ds DG);
3. fam. 1872 « air bruyant de certains morceaux de musique » (Lar. 19e). Onomatopée.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 20.
Bibliographie
Morin (Y.). The Phonology of echo-words in Fr. Language. Baltimore, 1972, p. 105. — Sain. Sources t. 3 1972; [1930] p. 235.