FASTE2
substantif masculinA. —[Correspond à fastueux] Déploiement de richesse, de magnificence. Le faste d'une cour; le faste oriental. Mais le roi et la reine ont voulu s'entourer de tout le faste de la monarchie. Il leur fallait un palais, un trône, des carrosses, des écuries (, Grèce, 1854, p. 359) :
... joailleries royales, fourrures, parfumeries, ganteries, modes et coutures, lingeries. Tout le luxe et le faste, toute une vie brillante, légère et facile, toute la gaieté chatoyante de l'énorme ville de plaisir. (, Invas. 14, 1935, p. 442)
B. —Péj. Étalage ostentatoire. Aimer le faste, agir avec faste. Alors le chevalier le plus riche donnoit sans faste au plus pauvre, qui recevoit sans humiliation (, Chev. Cygne, t. 3, 1795, p. 88).
Remarque : On rencontre ds la docum. qq. ex. au plur. Elle [Sido] s'écartait, — baptisée, mariée à l'église — des puérilités et des fastes catholiques (Colette, Sido, 1929, p. 46).
Prononciation et orthographe
[fast]. Ds Ac. 1694-1932.
Étymologie et histoire
1540 « étalage de magnificence » (P. Doré, L'image de vertu, 181a ds Rom. Forsch. t. XXXII, p. 65); 1554 fast « orgueil, vanité » (Thévet, Cosm. du Levant, 44 ds R. Hist. litt. Fr. t. 12, p. 697). Empr. au lat. impérial fastus « orgueil, fierté ».
Statistiques
Faste1 et 2. Fréq. abs. littér. : 422. Fréq. rel. littér. : xixe s. : a) 1 006, b) 436; xxe s. : a) 480, b) 412.
Bibliographie
Duch. Beauté. 1960, pp. 116-117, 128-129.