FANDANGO
substantif masculin— P. méton. Musique (et paroles) sur laquelle est exécutée cette danse. Fandango. Très ancien air de danse espagnole d'un mouvement assez vif et de mesure à trois temps (, 1935). Beaucoup travaillé le Fandango de Caudil [sic] de Granados, (...) que j'ai le plus grand mal à me mettre complètement dans la tête, (...) et que je suis encore loin de pouvoir jouer de manière qui me satisfasse (, Journal, 1931, p. 1029).
Remarque : On rencontre ds la docum. les dér. rares a) Fandangue, subst. masc. Elle [la bohémienne] est allée faire quelque fandangue dans la maison en face, où ils l'ont appelée (Hugo, N.-D. Paris, 1832, p. 292). b) Fandanguillo, subst. masc. La femme de Cordoue, (...) la vainc [la Custodia] en simplicité et en tragédie. Son costume seul, d'étoffes multicolores, suffirait à empêcher le charme : on ne peut plus imaginer le fandanguillo de Huelva dansé autrement que tout en noir, avec des roses écarlates sur la hanche (Montherl., Pte Inf. Castille, 1929, p. 654).
Prononciation et orthographe
[fɑ̃dɑ̃go]. Ds Ac. dep. 1878.
Étymologie et histoire
1756 (Coste, Let. sur le voy. d'Espagne, 160 ds Quem. DDL t. 15). Mot esp. attesté dep. 1705 (d'apr. Cor. t. 4 Adiciones), d'orig. obsc. L'hyp. d'une altération à partir du port. fado (fado*), proposée par Cor. t. 2 manque de fondements; pour B. Pottier (ds Les Lang. néolatines, t. 42, pp. 22-25), le mot serait dér. de l'ar. fandura « luth à trois cordes », corresp. au gr. πανςούρα « id. »; selon P. Aebischer (ds R. Lang. rom. t. 30, pp. 88-96), il serait originaire du Pérou et issu d'un étymon quichua.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 8.