FACE(-)À(-)FACE, (FACE À FACE, FACE-À-FACE)
substantif masculinQuand il [un moine] eut tiré le volet et prononcé les paroles de la bénédiction : au lieu du confiteor, je restai muette, le corsage entr'ouvert, laissant le silence du face à face produire sur lui l'impression d'anxiété que je ne tardai pas moi-même à ressentir. (, Vice supr., 1884, p. 252)
• P. métaph. Je sais par expérience combien (...) terrible (...) est le face à face avec le christianisme dans son abstraction, dans ce que son dogme a de plus métaphysique (, Corresp., [avec Alain-Fournier], 1909, p. 130). La conscience morale affronte de face ce jugement fraternel (...) que les hommes sont les uns pour les autres. La bonne conscience, au contraire, fuit ce face-à-face (, Traité caract., 1946, p. 485).
— Littér. Fait de se trouver en présence de Dieu. Si le face à face avec Dieu est le rapport essentiel, sans Dieu, tout est solitude (, Augustin, t. 2, 1933, p. 369).
— RADIO, TÉLÉV. Émission au cours de laquelle deux personnes confrontent leurs opinions. G. M. et J. D. se sont affrontés à l'occasion du deuxième « face à face » organisé par R.T.L. (Le Monde, 16 févr. 1967, ds Gilb. 1971). Un « face à face » télévisé entre les deux candidats à la Présidence (Le Monde, 25 mai 1969, ds Gilb. 1971).
Prononciation et orthographe
[fasafas]. Ds Ac. 1932 (sans trait d'union).
Étymologie et histoire
1. Loc. adv., v. face.
II. Subst.
1. 1842 « situation de deux personnes qui sont l'une en face de l'autre » (Sainte-Beuve, Port-Royal, t. 2, p. 391);
2. 1966 « entretien, débat télévisé au cours duquel deux personnalités confrontent leurs vues sur un sujet donné » (Le Figaro, 23 nov. ds Gilb.). Composé de face*, à*, face*.
II. Subst.
1. 1842 « situation de deux personnes qui sont l'une en face de l'autre » (Sainte-Beuve, Port-Royal, t. 2, p. 391);
2. 1966 « entretien, débat télévisé au cours duquel deux personnalités confrontent leurs vues sur un sujet donné » (Le Figaro, 23 nov. ds Gilb.). Composé de face*, à*, face*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 4.