FÉTIDITÉ
substantif fémininAlors, commençaient les puanteurs : les mont-d'or, jaune clair, puant une odeur douceâtre; les troyes, très épais, meurtris sur les bords, d'âpreté déjà plus forte, ajoutant une fétidité de cave humide; les camembert, d'un fumet de gibier trop faisandé... (, Ventre Paris, 1873, p. 827)
— Au fig. Caractère de ce qui est moralement répugnant; p. méton. chose répugnante. Les fétidités bourgeoises où je patauge m'assombrissent. À force de peindre les chemineaux j'en deviens un moi-même (, Corresp., 1853, p. 246). Une odeur fade et comme fanée, moins atroce qu'écœurante, flotte en effet autour de cet homme [M. Pernichon] chétif, dévoré d'une austère envie. Mais sa conscience est d'une fétidité plus douce encore (, Imposture, 1927, p. 315).
Prononciation et orthographe
[fetidite]. Ds Ac. 1835-1932.
Étymologie et histoire
1478 (Grande chirurgie de Guy de Chauliac d'apr. G. Sigurs ds Fr. mod. t. 33, p. 207). Dér. de fétide*; suff. -ité*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 24.