EXTRINSÈQUE
adjectifJe ne vois point que la lumière soit blanche, et, pas plus qu'aucune couleur n'en intéresse la vertu propre, leur accord ne la détermine. Point de couleur sans un support extrinsèque : d'où l'on connaîtra qu'elle est, elle-même, extérieure, le témoignage divers que la matière rend à la source simple d'une splendeur indivisible. (, Connaiss. Est, 1907, p. 100)
— Spécialement
• Qui n'appartient pas à l'essence même du sujet mais se rapporte aux circonstances. Argument extrinsèque. L'être et la bonté ne se disent du fini que par dénomination extrinsèque avec connotation de l'action divine (Théol. cath., t. 4, 11920, p. 1197).
• ANAT. Muscles, nerfs extrinsèques. Muscles, nerfs qui n'appartiennent pas à l'organe lui-même mais l'environnent. Cf. Cuvier, Anat. comp., t. 3, 1805, p. 286; Ce que la Fr. a apporté à la méd., 1946, p. 183.
• FIN. Valeur extrinsèque. Valeur légale et conventionnelle de la monnaie, indépendante de son poids ou de la valeur du métal. (Ds Ac. 1798-1932).
Remarque : 1. Qq. dict. gén. (Lar. 20e, Lar. encyclop. et Rob. Suppl. 1970) attestent extrinsécisme, subst. masc., philos. Système par lequel on considère les choses comme juxtaposées, extérieures les unes aux autres et sans un quelconque rapport de dépendance (d'apr. Foulq.-St-Jean 1962). Cf. Théol. cath. t. 4, 1 1920, p. 791. 2. La plupart des dict. gén. du xixe et du xxe s. enregistrent l'adv. extrinsèquement. De manière extrinsèque. Cf. D'Indy, Compos. mus., t. 2, 1, 1897-1900, p. 436.
Prononciation et orthographe
[εkstʀε̃sεk]. Cf. é-1 . Ds Ac. 1718-1932.
Étymologie et histoire
1314 (H. de Mondeville, Chirurgie, 2148 ds T.-L.). Empr. au lat. class. extrinsecus « du dehors ».
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 45.
Bibliographie
Dub. Dér. 1962, p. 35.