EXTENSIBLE
adjectifA. —[Correspond à extension I B]
1. Qui peut s'étendre, être étendu. Tissu extensible. Le fer, matière élastique, résistante, extensible à volonté, a remplacé la pierre (...) pour les charpentes et les voûtes (, Hist. Art Fr., 1914, p. 389). Les lamproies (...) N'ayant point d'arêtes, ils [ces poissons] sont pour ainsi dire extensibles à volonté (, Chez nous, 1921, p. 150).
• P. métaph. ou au fig. La tradition est par essence une matière molle et extensible (, Évangiles, 1877, p. 86). Une vie peut être comblée et surmenée, mais le temps est extensible à l'infini pour y faire entrer quelqu'un qu'on aime (, Demain, 1949, I 1 p. 706).
2. Qui est susceptible d'extension par addition d'élément(s) identique(s), qui a la possibilité d'être rallongé. Jeu de ping-pong composé de (...) 2 poteaux extensibles (Catal. jouets [Trois-Quartiers] Suppl. Madelios, 1936).
B. —Au fig.[Correspond à extension I B 2c]
1. Qui est susceptible de se développer, de prendre de plus en plus d'importance. Le prolétariat (...) a par le suffrage universel et la démocratie une force légale indéfiniment extensible (, Ét. soc., 1901, p. XXXI).
2. Qui peut s'appliquer à de nombreux éléments, qui peut englober d'autres choses. Il faut (...) un langage qui permette, à tout instant, de passer de ce qu'on sait à ce qu'on ignore. Il faut un langage dont les signes — qui ne peuvent pas être en nombre infini — soient extensibles à une infinité de choses. Cette tendance du signe à se transporter d'un objet à un autre est caractéristique du langage humain (, Évol. créatr., 1907, p. 159).
Prononciation et orthographe
[εkstɑ̃sibI̥]. Cf. é-1 . Ds Ac. 1762-1932.
Étymologie et histoire
xve s. [date ms.] (Evrart de Conty, Probl. d'Arist., B.N. 210, f° 158b ds Gdf. Compl.), attest. isolée; 1611 (Cotgr.); 1732 encore considéré comme « rare » (Trév.). Dér. du rad. de extension*; suff. -ible (-able*).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 43.
Dérivés