EXPIRANT, ANTE,
participe présent et adjectifI. —Part. prés. de expirer*.
II. —Emploi adj.
A. —[En parlant d'un animé et p. méton. du souffle de la voix, de la vie] Qui est près de mourir. Un malade expirant; nous la trouvâmes expirante (Ac.). (Quasi-) synon. agonisant, mourant, moribond. Son haleine expirante fait monter, comme par le jeu d'une pompe, le sang qui vient bouillonner à ses lèvres (, Natchez, 1826, p. 279). Ô voleur sur la croix misérable expirant, Tu vas entrer aux cieux, et tu seras plus grand Qu'un empereur (, Fin Satan, 1885, p. 883). Ô femme qui cueillez des souffles expirants, Vous rangez le Seigneur au fond du sanctuaire (, Ève, 1913, p. 759) :
1. ... elle nous dirait : « (...) votre petite compagne Élisabeth Mabille, a été rappelée par Dieu la nuit dernière ». Eh bien, me dis-je, je mourrais sur l'heure! Je glisserais de mon tabouret, et je tomberais sur le sol, expirante. (, Mém. j. fille, 1958, p. 95)
— [En parlant d'une institution] Dont la fin est proche. La patrie expirante râlait sous ta botte. Le destin vengeur t'a frappé (, Contes et nouv., t. 2 Coup d'état, 1882, p. 185). Ces circonstances, dues à une sage politique, ont permis à la monarchie expirante de prendre sa revanche du traité de Paris (, Hist. Fr. , t. 2, 1924, p. 14).
B. —P. anal.[En parlant d'un inanimé] Qui va cesser d'être. Flamme expirante; voix expirante; son, jour expirant; notes expirantes d'une sonate. (Quasi-)synon. finissant; anton. naissant :
2. Cette fumée engluée et tenace ne parlait guère d'un navire; elle ressemblait parfois au filet exténué qui monte très haut dans un soir calme au-dessus d'un feu expirant, et pourtant on la pressentait singulièrement vivace ... (, Syrtes, 1951, p. 227)
Prononciation et orthographe
[εkspiʀɑ̃], fém. [-ɑ̃:t]. Cf. é-1 . Ds Ac. dep. 1835.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 328. Fréq. rel. littér. : xixe s. : a) 966, b) 444; xxe s. : a) 339, b) 127.