ESCHE
substantif féminin Appât animal ou végétal que l'on fixe à l'hameçon d'une ligne pour prendre du poisson. Des gens qui pêchent (...) avec n'importe quoi (...) au lieu d'une esche frétillante, pleine de suc, appétissante, qu'est-ce qu'ils offrent aux poissons délicats? Une petite guenille de peau morte (, Boîte à pêche, 1926, p. 252). Simon croit devoir ferrer, perd son esche (, Bureau mariages, 1951, p. 131) :
Variez vos esches : au printemps et en arrière-saison, insistez surtout à l'aide d'esches animales : ver de vase, ver, bouquet d'asticots, porte-bois, escargot d'eau, sang. Au cours de l'été, pêchez surtout au pain, au blé, à la petite fève. (, La Pêche et les poissons de rivière , Paris Le Livre de poche, 1955, p. 299)
Remarque : La docum. atteste le verbe escher. Fixer une esche sur un hameçon. Pour escher, veillez que la pointe de l'hameçon traverse nettement l'écorce du blé (Id., ibid., p. 179).
Prononciation et orthographe
[εʃ]. Var. èche (Nouv. Lar. ill.), êche (Davau-Cohen 1972), aiche (ibid.).
Étymologie et histoire
Ca 1170 esche « ce qui sert à allumer ou alimenter le feu; amadou » (Chr. de Troyes, Erec, 5126 d T.-L.); début xiiie s. « appât, amorce » (Trad. des Form. Honestae Vitae de M. de Braga, 711, ibid.). Du lat. class. esca « nourriture; appât, amorce », en b. lat. « ce qui sert à alimenter le feu ».