ESCALOPE
substantif féminin• En escalope. Vous sautez les filets de barbue, de sole et d'anguille, puis vous les parez en petites escalopes (Gdes heures cuis. fr. Carême, 1833, p. 130).
— Absol. Escalope de veau. Escalopes panées (, La Cuis. pour tous, Paris Le Livre de poche, 1972, p. 178). — « Escalopes, nouilles au beurre, et fraises... ça te va? » demanda-t-elle (, Thib., Épil., 1940, p. 786). La façon qu'avait Mme Reichenbach d'apprêter les escalopes à la crème et de rôtir les oies (, Gdes vac., 1946, p. 14).
— P. anal. Mets préparé et présenté comme une escalope de viande ou de poisson. Les entrées venaient de paraître : des poulardes à la maréchale, des filets de sole sauce ravigote et des escalopes de foie gras (, Nana, 1880, p. 1175). On peut préparer des escalopes de légumes divers tels que carottes (...) laitues... céléris (L'Œuvre, 26 août 1941).
Prononciation et orthographe
[εskalɔp]. Enq. : /eskalop/. Ds Ac. 1878 et 1932.
Étymologie et histoire
1691 « façon d'apprêter la viande de veau » (Fr. Massiallot, Nouveau cuisinier royal et bourgeois, p. 258 : veau à l'escalope); 1742 « mince tranche de viande ou de poisson que l'on prépare de différentes façons » ([F. Marin], Suite des dons de Comus, t. 3, p. 452 : escalopes de Saumon à l'huile) Mot d'orig. obsc. peut-être dér. de écale* « coquille », avec le suff. de enveloppe*, cf. déjà l'a fr. escalophe « coquille de noix » (ca 1223, G. de Coinci, Miracles de Nostre Dame, éd. V. F. Kœnig, I Mir 44, 563), escalope « coquille d'escargot » (2e moitié du xiiie s., Rutebeuf, Ste Elysabel, 1860 ds Œuvres, éd. E. Faral et J. Bastin, t. 2, p. 157).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 18.
Bibliographie
Gamillscheg (E.). Etymologische Miszellen. Rom. Jahrb. 1950, t. 3, pp. 286-287. — Sain. Sources t. 2 1972 [1925], p. 103, 106, 315; t. 3 1972 [1930], p. 112 — Tilander (G.). Fr. escalipe, escalope, escapole, escalopé. St. neophilol. 1955, t. 27, pp. 26-30.