ENVOYEUR, EUSE,
substantifMon jésuite m'envoie une petite photographie de l'inimaginable et terrifiant crucifix vénéré à Uden, (...). Je dis à l'envoyeur l'effet produit sur moi par cette image : ... (, Journal, 1902, p. 118)
• Retour à l'envoyeur. Formule employée par l'administration des P. et T. pour retourner à l'expéditeur des lettres ou colis dont le destinataire est inconnu. Le gros feldwebel chargé du tri disait en consultant ses dossiers : (...) le prisonnier untel? libéré. Retour à l'envoyeur! et de rédiger de sa propre main la fiche spéciale qui épargnerait au colis toute visite douanière (, Gdes vac., 1946, p. 113).
Prononciation et orthographe
[ɑ̃vwajœ:ʀ], fém. [-ø:z]. Ds Ac. 1932.
Étymologie et histoire
xiiie s. envoieur (Statuts d'hôtels-Dieu, 161, Le Grand ds R. Hist. litt. Fr. t. 11, p. 510), rare jusqu'au xixe s. (Boiste 1819). Dér. du rad. de envoyer*; suff. -eur2 *, -euse*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 11.
Bibliographie
Sain. Arg. 1972 [1907], p. 90.