Entrecoupement
substantif masculin* Mot issu de l'entrée ENTRECOUPER
Action de se couper, de se croiser avec. Je ne prends point pour entrecoupements ces croisements confus où l'œil se perd. Une des raisons pour lesquelles les édifices de fer ne sont point beaux est sans doute dans ces jours innombrables que le constructeur doit laisser entre les piliers et les arcs-boutants (, Beaux-arts, 1920, p. 178). Le résultat d'un certain entrecoupement de l'être avec le néant (, Poète regarde Croix, 1938, p. 221). Rem. a) On rencontre ds la docum. entrecoupure, subst. fém. Même sens. C'est par le moyen de l'eau, et par l'entrecoupure de ses différents niveaux, que tant de figures, régulièrement irrégulières, se sont formées dans l'intérieur des marbres (Bern. de St-P., Harm. nature, 1814, p. 236). b) Le déverbal fém. entrecoupe signalé ds les dict. n'est pas attesté. — [ɑ̃tʀəkupmɑ̃]. Cf. entre-. — 1re attest. 1584 (Ronsart, Œuvres, éd. I. Silver et R. Lebègue, t. 18, Élégie, p. 33, 17); du rad. de entrecouper « croiser, chevaucher », suff. -(e)ment1 *. — Fréq. abs. littér. : 4.