ENTACHÉ, ÉE
(an-ta-ché, chée) participe passé1.Gâté comme par une tache. Entaché de lèpre.
2.Fig. Être entaché d'avarice. Un acte entaché de nullité.
« De tous ces vices-là dont ton cœur entaché S'est vu par mes écrits si librement touché » (, Sat. X)
« Ceux qui sont entachés d'envie » (, Pass. 184)
« Cet homme [Retz] était entaché d'une ambition extrême » (, Mém. 49)
« Que le moins entaché se moque un peu de vous » (, Coupe ench.)
« Malgré cette apologie, l'historien grec restera du moins entaché d'hérésie aux yeux de la postérité catholique » (, Éloges, L. Cousin.)
Absolument. Homme entaché, homme qui a quelque tache à son honneur, à sa moralité.
« Je ne connais rien d'égal à la plate folie [de la part des parlements] d'avoir soutenu au roi qu'un pair était entaché, quand le roi le déclarait très net, sur le vu même des pièces du procès » (, Lett. Richelieu, 29 avril 1771)