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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

ENROUEMENT

substantif masculin
Altération de la voix, caractérisée par un changement anormal de hauteur, de timbre et de tonalité, et causée par une inflammation du larynx. Enrouement chronique, passager; sirop contre l'enrouement. 5e jour; enrouement, toux fréquente, expectoration abondante (Bretonneau, Inflamm. tissu muqueux, 1826, p. 158). Il sera aisé d'éliminer (...) le simple enrouement d'une laryngite aiguë (Bory ds, Nouv. Traité Méd., fasc. 8, 1925, p. 285) :
La mère a eu pendant notre séjour un de ses grands enrouements, mais qui s'est dissipé au bout de vingt-quatre heures. (Mérimée, Lettres à la comtesse de Montijo, t. 2, 1839-70, p. 91)
— P. anal. Son enroué. Les forêts approfondies par l'enrouement des cors (Giono, Chron., Noé, 1947, p. 196).
Prononciation et orthographe
[ɑ̃ʀumɑ̃]. Ds Ac. dep. 1694. Ac. 1878 a une var. enroûment.
Étymologie et histoire
xve s. enrouement (Gloss. F. Lat., fol. 51 v° ds DG). Dér. du rad. de enrouer*; suff. -(e)ment1 *.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 33.