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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

ENNOBLISSEMENT

substantif masculin
A. —Rare.Synon. vx de anoblissement. Ce qu'on appeloit jadis en France l' « ennoblissement », n'étoit pour une famille que le passage de la condition privée à l'état public, puisque la famille renonçoit à exercer des professions domestiques, arts ou métiers, pour se dévouer exclusivement à la profession publique de « juger » et de « combattre » (Bonald, Législ. primit., t. 1, 1802, p. 325).
B. — Action d'ennoblir; résultat de cette action. Les mêmes prix sont objets d'ennoblissement pour les premiers, d'avilissement pour les seconds (Saint-Exup., Citad., 1944, p. 877) :
La prière du soir, grave et recueillie, se disait dans la salle à manger (...). Elle admettait deux ennoblissements : d'abord le silence de l'examen de conscience, pendant lequel on réentendait la pendule, puis l'odeur de crypte du De profundis. (Malègue, Augustin, t. 1, 1933, p. 64)
Prononciation et orthographe
[ɑ̃nɔblismɑ̃]. Ds Ac. 1932. Ne pas confondre avec anoblissement. Cf. ennoblir.
Étymologie et histoire
1. 1345 « embellissement » (A.N. JJ75 ds Gdf. Compl.), attest. isolée; 1636 annoblissement « action de conférer de la dignité » (Monet); 1704 ennoblissement (Trév.) ;
2. 1518 ennoblissement « anoblissement » (Coutumes du Lodunois ds Nouv. coutumier général, éd. Bourdot de Richebourg, t. 4, p. 733b), supplanté par anoblissement*. Dér. du rad. du part. prés. de ennoblir*; suff. -(e)ment1 *.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 30.