ENLUMINEUR, EUSE,
substantifAprès que la Flandre, au quatorzième siècle, a greffé sur l'observation malicieuse et candide des enlumineurs français son amour pour le vrai paysage, pour le vrai visage humain scrutés dans leurs détails les plus menus et les plus lourds, la synthèse est à peu près faite... (, Hist. de l'art, 1914, p. 462)
— P. métaph. L'automne, enlumineur silencieux et lent, A déjà sur les murs rougi la vigne vierge (, Cœur Solit., 1898, p. 47).
Prononciation et orthographe
[ɑ̃lyminœ:ʀ], fém. [-ø:z]. Ds Ac. 1694-1932.
Étymologie et histoire
1. Début du xiiie s. « celui qui éclaire » (Roman du Saint Graal, BN fr. 24394, f° 1a ds Gdf.);
2. 1260 « celui qui enlumine (un manuscrit, etc.) » (Ordonnances ds E. Boileau, Métiers, p. 380 ds T.-L.). Dér. du rad. de enluminer*; suff. -eur2 *.
2. 1260 « celui qui enlumine (un manuscrit, etc.) » (Ordonnances ds E. Boileau, Métiers, p. 380 ds T.-L.). Dér. du rad. de enluminer*; suff. -eur2 *.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 35.