ENCOLÉRER
verbe transitif• [Le compl. d'obj. désigne un aspect ou une expression de la pers.] Encolérer les discussions. Ses yeux vifs, luisant d'une intelligence que des flammes brusques encoléraient (, Travail , t. 1, 1901, p. 188).
— Emploi pronom. à valeur subjective. Se mettre en colère, s'emporter. Il s'encolérait en parlant (, Gaspard, 1922, p. 28).
Remarque : La docum. atteste a) L'emploi adj. du part. passé. Paroles encolérées, visage encoléré. Ces regards encolérés et presque contents (Colette, Cl. école, 1900, p. 45). b) Encolèrement, subst. masc. Je trouve De Nion et sa gentille femme, chez laquelle l'attente apporte un petit encolèrement charmant (Goncourt, Journal, 1895, p. 817).
Prononciation et orthographe
[ɑ̃kɔleʀe], (j')encolère [ɑ̃kɔlε:ʀ]. Conjug. Devant syll. muette, change [e] fermé du rad. en [ε] ouvert.
Étymologie et histoire
1836 (Balzac, Lys, p. 177). Dér. de colère*; préf. en-*; dés. -er; 1578 serpent encolleré dér. de colère au sens de « bile » ds Hug.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 18.