ENCOIGNER, ENCOGNER,
verbe transitif1. Durant toute la nuit, encoigné dans son wagon (...) il n'eut d'autre pensée que celle de son rêve réalisé. (, Notre cœur, 1890, p. 378)
2. La Pucelle, avec sa petite troupe fidèle fut encognée dans l'angle que formaient le flanc du boulevard et le remblai de la route, par des gens de Picardie... (, Vie de Jeanne d'Arc, t. 2, 1908, p. 173)
• Au fig., emploi pronom. réfl. S'enfoncer, se perdre :
3. Sa sœur, puis son beau frère, puis son frère s'efforcèrent de le persuader de la folie qu'il commettait en brisant son avenir pour une telle puérilité; il s'était encoigné là-dedans, et jamais n'en sortit. (, Les Célibataires, 1934, 1re part. p. 761)
Prononciation et orthographe
Seule transcr. ds Lar. Lang. fr. [ɑ̃kɔɳe], (je m') encoigne [ɑ̃kɔɳ]. La var. phon. [-kwaɳ]- influencée par l'orth. n'est indiquée ds aucun dict. On rencontre ds Lar. Lang. fr. et ds la docum. (supra ex. 1 et Hamp, loc. cit.) la var. graph. encogner influencée par la prononc. Cf. encoignure et empoigne(r).
Étymologie et histoire
Ca 1275 pronom. « s'enfoncer comme un coin, se jeter dans » (Adenet Le Roi, Buevon de Conmarchis, éd. A. Henry, 326); 1571 encoigné « qui est dans un coin » (M. de La Porte, Epithetes, 96 r° ds Hug.). Dér. de coin*; préf. en-*; dés -er.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 2.