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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

EMPIERREMENT, EMPIERRAGE,

substantif masculin
Action d'empierrer; résultat de cette action. L'empierrage de l'ex-route rogné à vif (Barbusse, Feu, 1916, p. 302). Je sais bien qu'il est des hommes (...) qui y [sur la route] marchent à pas feutrés, comme s'ils avaient peur d'en ébranler l'empierrement (Faure, Espr. formes, 1927, p. 139). Les Nords-Africains qu'on emploie à l'empierrement des routes (Aragon, Rom. inach., 1956, p. 45).
— Spéc. Assemblage de pierres. L'ancien aubergiste (...) employa ses économies à l'augmentation du jardin; il le poussa jusqu'au bord de la rivière, il en fit un carré long, encaissé entre deux murailles et terminé par un empierrement (Balzac, Pierrette, 1840, p. 16).
Prononciation et orthographe
[ɑ̃pjεʀmɑ̃]. Ds Ac. 1932.
Étymologie et histoire
1. 1578 « pétrification, action de changer en pierre » (R. Belleau, Œuv. poetiques, l'Onyce, f° 43 r° , éd. 1585 ds Gdf. Compl.) — 1660, Oudin, ibid. ;
2. 1750 technol. (H. Gautier, Constr. des chemins, p. 20 ds DG). Dér. de empierrer*; suff. -(e)ment1 *.
Statistiques
Fréq. abs. littér. Empierrement : 9. Empierrage : 1.