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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

EMBÊTANT, ANTE,

participe présent et adjectif
I. —Part. prés. de embêter*.
II. —Adj., fam.[En parlant d'une pers. ou d'un inanimé]
A. — Qui est source d'ennui. Rosny, (...) est ennuyeux, embêtant dans la conversation (Goncourt, Journal, 1888, p. 806). Un salon embêtant, triste à la mort, où les bougies semblent des cierges (Renard, Journal, 1890, p. 66).
B. — Qui cause des ennuis, du désagrément. J'ai été cruellement ennuyé par mille choses embêtantes (Flaub., Corresp., 1834, p. 34). La vie sans le sou est embêtante (Ponson du Terr., Rocambole, t. 1, 1859, p. 562).
• C'est embêtant (que). On ne se figure pas ce que c'est embêtant, dans notre métier, les questions de modèles (Gide ds Lar. Lang. fr.).
— Emploi subst. à valeur de neutre. L'embêtant, c'est (que). Synon. ennui, inconvénient. L'embêtant, c'est les cotisations (Zola, Germinal, 1885, p. 1255). L'embêtant, c'est que je saigne comme un veau (Malraux, Conquér., 1928, p. 141).
Prononciation et orthographe
[ɑ̃bεtɑ̃], fém. [-ɑ̃:t]. Voyelle radicale [ε] longue ds Passy 1914, demi-longue ds Barbeau-Rodhe 1930. Ds Ac. 1932.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 330. Fréq. rel. littér. : xixe s. : a) 39, b) 627; xxe s. : a) 805, b) 548.
Bibliographie
Quem. 2e s. t. 3 1972.