DÉVEINE
substantif fémininAndrea avait un bonheur inouï, et il gagnait depuis quelques mois des sommes folles, quand ce revirement subit de la fortune, cette longue série de défaites que les joueurs appellent la déveine arriva, implacable, inexorable comme le destin. (, Rocambole, t. 1, 1859, p. 45)
— P. ext., usuel. Malchance persistante. Déveine noire, sale déveine; coup, jour de déveine; la déveine continue, poursuit qqn. Synon. (fam.) guigne, poisse; anton. veine. L'argent afflue de tous côtés... J'ai eu quinze ans de déveine, c'est quinze années de chance! (, Empreinte, 1896, p. 162). Elle avait été identifiée, une rare déveine, et évidemment aussitôt embarquée (, Prem. accroc, 1945, p. 244).
• Avoir la déveine de + inf. J'ai eu la déveine de trouver deux toises de dentelles dans la valise d'une présidente du Sénat (, Siegfried et Lim., 1922, IV 1 p. 154).
Prononciation et orthographe
[devεn]. Ds Ac. 1932.
Étymologie et histoire
1854 (Alyge, Art de ponter, 12 ds Fr. mod. t. 14, p. 54). Dér. de veine* au sens de « chance »; préf. dé-*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 64.
Dérivés