DÉSACRALISER
verbe transitif... l'esprit de la modernité en rupture avec tout le monde antique et en continuité étroite, (...), avec le socialisme autoritaire, qui va désacraliser le christianisme et l'incorporer dans une Église conquérante. (, Homme rév., 1951, p. 239)
— Emploi pronom. (à valeur passive). Bien des formes ludiques proviennent de rituels, qui, peu à peu, se sont « désacralisés » (Jeux et sp., 1968, p. 793).
— P. ext.,hors du domaine relig. Dépouiller (une personne, une chose) du caractère quasi sacré qu'on lui attribuait jusqu'alors. Il faut désacraliser la profession (d'écrivain) (, 1971).
Prononciation
[desakʀalize], (je) désacralise [desakʀali:z].
Étymologie et histoire
1949 désacraliser par des rites appropriés (Vuillemin, Essai signif. mort, p. 249). Dér. de sacraliser*; préf. dé-*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 4.
Dérivés
Désacralisation
substantif fémininBibliographie
Le Bidois Délire 1970, pp. 99-100. — Pamart (P.), Riverain (J.). Mots dans le vent. Vie Lang. 1969, pp. 615-622 (s.v. désacralisation). — Quem. 2e s. t. 3 1972. — Schmidt (H.). Fr. vivant. Rech. lexicol. Praxis. 1969, t. 16, p. 430 (s.v. désacralisation). — Wehrlin (É.). Le Nouv. lang. de l'Église. Vie Lang. 1972, p. 218 (s.v. désacralisation).