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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

DÉROGEANT, ANTE,

participe présent et adjectif
I. —Part. prés. de déroger*.
II. —Adj., rare.
A. —[En parlant d'un inanimé ou d'un animé; correspond à déroger A] Qui présente un caractère infamant. Actions dérogeantes. Synon. dégradant. La dégradation du chevalier félon étoit affreuse : (...); son écu, (...) étoit attaché et traîné à la queue d'une cavale, monture dérogeante (Chateaubr., Ét. hist., t. 3, 1831, p. 408).
B. —[En parlant d'un inanimé abstr.; correspond à déroger B] Qui ressortit à la dérogation. Deux ou trois cas dérogeants que j'ai cités (Sainte-Beuve, Port-Royal, t. 4, 1859, p. 395).
Prononciation et orthographe
Dernière transcr. ds Littré : dé-ro-jan, fém. -jan-t'. Ds Ac. 1694-1932.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 7.
Dérivés

Dérogeance

substantif féminin
vx. Action par laquelle on perd les droits et privilèges attachés à la noblesse; résultat de cette action. Des dignitaires [du corps de la noblesse] prévenaient toute dérogeance et défendaient les privilèges (Lefebvre, Révol. fr., 1963, p. 51). — [deʀɔʒɑ̃:s]. Ds Ac. 1694-1878. — 1res attest. a) 1460 « action de déroger (à une loi) » (Ord., XIV, 500 ds Gdf.), b) 1666, 11 oct. « fait de déroger à la noblesse » (Arrêts du conseil contre les usurpations de noblesse ds Littré); du rad. de déroger, suff. -ance*.