DÉPURER
verbe transitif— Au fig. :
... un fortifiant préventif, qui dépure (...) de toutes prédispositions aux émotions trop douloureuses, les tempéraments si tendres de nos benjamins! (, Contes cruels, L'Appareil pour l'analyse chimique du dernier soupir, 1883, p. 238)
• Emploi pronom. réfl. Dans les cultes de l'Orient, l'âme, pour se dépurer, se réincarne (, En route , t. 2, 1895, p. 182).
Prononciation et orthographe
[depyʀe], (je) dépure [depy:ʀ]. Ds Ac. 1762-1932.
Étymologie et histoire
1. 1226 « s'égoutter » (Guillaume Le Clerc, Le Besant de Dieu, éd. P. Ruelle, 1391); xvie s. ds Hug. ;
2. xiiie s. « purifier » (Bible, Richel. 901, f° 37a ds Gdf.). Empr. au b. lat. depurare « dépurer, nettoyer par la suppuration ».
2. xiiie s. « purifier » (Bible, Richel. 901, f° 37a ds Gdf.). Empr. au b. lat. depurare « dépurer, nettoyer par la suppuration ».
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 5.
Dérivés
1. Action de dépurer; résultat de cette action. Dépuration d'un métal, d'une liqueur, du sang (Ac.). Le nombre considérable de volcans situés au sein des mers torridiennes prouve que la nature ne les y a multipliés que pour accélérer leur dépuration (, Harm. nat., 1814, p. 215). — [depyʀasjɔ̃]. Ds Ac. 1762-1932. — 1re attest. ca 1275 depuracien (Jean de Meun, Rose, éd. F. Lecoy, 16069); du rad. de dépurer, suff. -(a)tion*. — Fréq. abs. littér. : 4.
Dépuration
substantif féminin2. Qui dépure. Machine dépuratoire. Les trois puits absorbants (...) avec leurs dégorgeoirs, leurs appareils, leurs puisards et leurs branchements dépuratoires, ne datent que de 1836 (, Misér., t. 2, 1862, p. 526). P. anal.,méd.,vieilli. Qui purifie. Les fièvres aiguës sont très-souvent dépuratoires (, Rapp. phys. mor., t. 1, 1808, p. 451). Maladies, remèdes dépuratoires (Ac., 1835 1878). — [depyʀatwa:ʀ]. Ds Ac. 1798-1932. — 1re attest. 1731 (Journal des savants, p. 527 d'apr. DG); du rad. de dépurer, suff. -(at)oire*. — Fréq. abs. littér. : 2.