DÉPOLITISER
verbe transitif— Emploi pronom. réfl. Cesser de s'intéresser à la politique. Les Polonais ne se formalisent pas lorsqu'on leur dit que le pays s'est dépolitisé, que la jeunesse est tournée vers l'Occident (O. 23-11-66 ds Gilb., 1971).
Remarque : 1. Gilb. 1971 illustre l'emploi de dépolitisant, ante, adj. « qui dépolitise » : « Cette presse d'aujourd'hui, qui doit se consacrer avant tout au divertissement et à l'évasion, et dont l'action est fondamentalement « dépolitisante » (Schwœbel, 68) ». 2. On rencontre ds la docum. le part. passé adj. dépolitisé. Qui a perdu ou à qui l'on a ôté tout caractère politique. L'armée nouvelle, l'armée régénérée et « dépolitisée » pourrait devenir, il me semble, la grande pensée d'une nouvelle gauche (Mauriac, Nouv. Bloc-notes, 1961, p. 192). C'est un fait, écrit G. Picon, que l'esprit bourgeois suggère une indépendance parfaite de la culture et de l'art par rapport aux formes sociales, une vision déshistorisée, dépolitisée, désocialisée (Traité sociol., 1968, p. 301).
Prononciation
[depɔlitize], (je) dépolitise [depɔliti:z].
Étymologie et histoire
1956 (Les Cahiers de la République ds Gilb.). Dér. de politiser*; préf. dé-*.
Dérivés
Dépolitisation
substantif fémininBibliographie
Dub. Dér. 1962, p. 34, 57.