DÉPECEUR, EUSE,
substantif— Spéc. Ouvrier qui démolit de vieux bateaux, de vieux véhicules pour récupérer certaines pièces (cf. France, 1907). Les magasins de quelque dépeceur de voitures (, Début vie, 1842, p. 302).
— P. anal. (cf. dépecer, dépècement A 3). Vichy fricote avec les dépeceurs de notre Empire (L'Œuvre, 16 févr. 1941).
— En appos. avec valeur d'adj.[(sur le modèle grec) cf. Κοπάνωνἀνδροδαΐκτων (mot à mot « des glaives qui déchirent les hommes ») (Eschyle, Choéphores, 860). ] Des épées dépeceuses de chair (, Choéphores, 1920, p. 938).
Prononciation
[depəsœ:ʀ], fém. [-ø:z]. Pour [depsœ:ʀ] ou [dεps-] cf. dépecer.
Étymologie et histoire
xiiie s. [ms.] « celui qui met en morceaux, qui fend » despecierres de busche (Bible, Richel. 899, f° 102 ds Gdf.), très rare en a. fr.; 1752 « celui qui achète de vieux bâteaux pour les dépecer » (Trév.); en partic. 1804 « celui qui découpe la viande dans un repas » (Alm. des gourmands, 105, ds Quem. Fichier). Dér. du rad. de dépecer*; suff. -eur2 *.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 4.
Bibliographie
Quem. 2e s. t. 2 1971.