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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

DÉLOYAL, ALE, AUX,

adjectif
A. —[En parlant d'une pers.] Qui n'est pas loyal. Ami déloyal (Ac., 1798-1932). Quasi-synon. fourbe, malhonnête. Le duc avait agi à son égard comme un faux, traître et déloyal seigneur (Barante, Hist. ducs Bourg. , t. 1, 1821-24, p. 377).
B. —[En parlant d'une attitude] Qui dénote un manque de loyauté. Concurrence, conduite déloyale; procédé déloyal :
Une sorte de fureur envahit Augustin au milieu de sa souffrance, le ressentiment d'un procédé incorrect, un coup perfide et déloyal, faussant le fameux drame d'idées pures, un vague souvenir d'avoir ainsi souffert du temps de Renan, et le sentiment que la vie se répétait. (Malègue, Augustin, t. 1, 1933, p. 350)
Prononciation et orthographe
[delwajal], plur. [-jo]. Ds Ac. 1694 et 1718, s.v. desloyal; ds Ac. 1740-1932 sous la forme moderne.
Étymologie et histoire
Ca 1170 deslëax (Chr. de Troyes, Erec et Enide, éd. M. Roques, 3640). Dér. de loyal*; préf. dé-*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 88.
Dérivés

Déloyalement

adverbe
D'une manière déloyale. Vous avez pensé que j'agissais déloyalement à l'égard de Gilbert. J'ai agi si peu déloyalement que c'est en partie grâce à moi qu'il est en liberté (Arland, Ordre, 1929, p. 310). — [delwajalmɑ̃]. Cf. aboyer. Ds Ac. 1694 et 1718, s.v. desloyalement; ds Ac. 1740-1932 sous la forme mod. — 1re attest. ca 1175 desliraument (B. de Ste Maure, Ducs Normandie, éd. C. Fahlin, 16770); de déloyal, suff. -(e)ment2 *. — Fréq. abs. littér. : 9.
Bibliographie
Guiraud (P.). Le Ch. morpho-sém. du mot tromper. B. Soc. Ling. 1968, t. 63, pp. 96-109.