DÉGRESSIF, IVE,
adjectif[En parlant d'un inanimé] Qui va en diminuant. Anton. progressif. Impôt dégressif. Tarif dégressif au-dessous [de 200 livres] et exonération à partir de 60 (, Révol. fr., 1963, p. 509). Amortissements dégressifs en matière de bénéfices commerciaux (, Tour. et action État, 1966, p. 101).
Prononciation et orthographe
[degʀεsif] ou par harmonis. vocalique [degʀesif], fém. [-i:v]. Ds Ac. 1932.
Étymologie et histoire
1903 (P. Pradelle, Le Service des P.T.T. en France, p. 221 : tarif dégressif). Dér. sav. sur le modèle de agressif, progressif, etc. du lat. degressus part. passé de degredi « descendre de ».
Dérivés
1. Diminution graduelle. Anton. progression. Ils [les nouveaux littéraires] sont convaincus que la série, que la progression de complexité croissante est en réalité inversement, contrairement, une dégression, une série de scientifique décroissant. C'est-à-dire que plus en descendant les sciences s'emplissent de réalité, plus ils les méprisent (, Victor-Marie comte Hugo, 1910, p. 816). Attesté ds Lar. 20e -Lar. Lang. fr., Rob. et Quillet 1965. — 1res attest. a) 1910 id.; b) 1929 spéc. fisc. (Lar. 20e); de dégressif par substitution de suff. d'apr. progression, régression, etc. Au sens b en angl. dès 1896 ds Ned Suppl. — Fréq. abs. littér. : 2.
Dégression
substantif féminin2. Caractère de ce qui est dégressif. Anton. progressivité. Obtenir [dans une leçon de sport] une dégressivité plus marquée (, Éduc. physique et d'initiation sportive, 1941, p. 62). Attesté ds Lar. encyclop., Rob. Suppl. 1970 et Lar. Lang. fr. — [degʀεsivite]. — 1re attest. 1941 id.; de dégressif, suff. -ité*.
Dégressivité
substantif fémininBibliographie
Dub. Dér. 1962, p. 31 (s.v. dégression).