DÉCOUPLER
verbe transitifA. —VÉN. Enlever la couple des chiens de chasse; p. ext., les lâcher. Le loup parti, on retient le limier et on découple la meute sur la voie (, Chasse vén. faucon., 1945, p. 160). Les valets découplaient les vieux chiens pour les laisser s'engager dans la coulée (, Rendez-vous, 1952, p. 35).
• Emploi abs. Nous devions attendre dix heures du matin pour chasser, ne découpler qu'en présence de Mademoiselle Hermine (, Rocambole, t. 1, 1859, p. 582).
• Emploi subst.Synon. de découple*. Au premier découpler (Ac., 1932).
— Au fig., fam. Lancer à la poursuite, à l'attaque. Je découplerai les huissiers après lui (Ac., 1835 1878). Les Allemands découplèrent contre les convois alliés (...) leurs sous-marins (, Mar., 1951, p. 11).
B. —P. anal.
1.Rare. Défaire le couple formé par deux personnes. Le hasard nous unit [don Esteban et lui] ; le hasard nous découpla. Longtemps nous eûmes même chaîne et même affliction; même vermine, même pitance (, Folle am., 1956, p. 219).
2.ÉLECTR. Supprimer le couplage de deux circuits électriques :
[Le] réglage du circuit oscillant sur la longueur d'onde d'émission (...) se fait l'antenne étant découplée. (, Traité de radio-électricité, t. 1, 1937, p. 40)
Remarque : 1. Lar. 20e Suppl. 1929-Lar. Lang. fr. et Quillet 1965 enregistrent le subst. masc. découplage. Action de découpler deux circuits électriques. 2. On rencontre ds la docum. le subst. masc. découplement. Action de découpler. Le découplement des nôtres suivant deux axes différents, les uns vers l'est, les autres vers le sud (De Gaulle, Mém. guerre, 1959, p. 169).
Prononciation et orthographe
[dekuple], (je) découple [dekupI̥]. Ds Ac. 1694-1932.
Étymologie et histoire
1.
a) Av. 1167 vén. (Marie de France, Lai de Guigemar, éd. J. Rychner, 82); 1752 inf. subst. « action de découpler les chiens » (Trév.) [cf. découple « id. » 1561 (Du Fouilloux, Vénerie, 33 v° ds Hug.)]; 1838 part. passé subst. « id. » (Ac. Compl. 1842);
b) av. 1687 fig. « lancer à la poursuite » (Saint-Aignan, s. réf. ds Trév. 1704);
2. 1690 découplé « de belle taille » (Fur.); 1851 part. passé subst. « belle taille, sveltesse » (Sainte-Beuve, Caus. lundi, t. 5, p. 24);
3. 1921 « séparer des éléments couplés » (Pesquidoux, Chez nous, t. 1, p. 215 : des essieux de char découplés). Dér. de coupler*; préf. dé-*.
a) Av. 1167 vén. (Marie de France, Lai de Guigemar, éd. J. Rychner, 82); 1752 inf. subst. « action de découpler les chiens » (Trév.) [cf. découple « id. » 1561 (Du Fouilloux, Vénerie, 33 v° ds Hug.)]; 1838 part. passé subst. « id. » (Ac. Compl. 1842);
b) av. 1687 fig. « lancer à la poursuite » (Saint-Aignan, s. réf. ds Trév. 1704);
2. 1690 découplé « de belle taille » (Fur.); 1851 part. passé subst. « belle taille, sveltesse » (Sainte-Beuve, Caus. lundi, t. 5, p. 24);
3. 1921 « séparer des éléments couplés » (Pesquidoux, Chez nous, t. 1, p. 215 : des essieux de char découplés). Dér. de coupler*; préf. dé-*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 11.
Bibliographie
Dub. Dér. 1962, p. 30 (s.v. découplage). — Perrot (Général). Vocab. milit. Banque Mots. 1972, n° 4, p. 211 (s.v. découplage).