DÉAMBULER
verbe intransitifElle se prit alors à errer dans Paris, et un jour qu'elle déambulait ainsi au hasard elle tomba, au détour d'une route, devant une caserne, à l'heure où les mendiants viennent chercher la soupe. (, Marthe, 1876, p. 127)
— P. ext.[Le suj. désigne une chose qui se déplace] Des boules d'ouate, au ras des prés (...) déambulaient (, Contes fervents, Pinsonnière, 1948, p. 32). Le véhicule qui déambulait était une véritable (...) automobile fonctionnant au pétrole (, Hist. techn. et invent., 1967, p. 338).
Remarque : Le part. prés. se rencontre sous la forme adj.; emploi resté rare. Des militaires, des officiers déambulants (Céline, Voyage, 1932, p. 76). Une agglomération déambulante d'êtres éteints (Giono, Triomphe vie, 1941, p. 9).
Prononciation et orthographe
[deɑ̃byle], (je) déambule [deɑ̃byl]. Ds Ac. 1932.
Étymologie et histoire
1477-83 (Martial, Vigiles de Charles VII, f° 2 v° , éd. 1723 ds Gdf. Compl.); ca 1500 (Le Livre du Faulcon ds Anciennes poésies fr., éd. A. de Montaiglon et J. de Rothschild, XII, p. 294), rare av. le xixe s. Empr. au lat. class. deambulare « se promener ».
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 72.