DUR(-)À(-)CUIRE, DURE(-)À(-)CUIRE,(DUR À CUIRE, DUR-À-CUIRE, DURE À CUIRE, DURE-À-CUIRE)
adjectif et substantifA. —[En parlant d'un aliment] Dont la cuisson est difficile. Légume dur à cuire (Lar. 19e). Synon. réfractaire.
— Emploi subst. Je m'offre à vous découper une aile de ce vieux dur à cuire qu'on nous donne pour un poulet (, Les Filles du feu, Émilie Paris Champion, 1931 [1854], p. 321).
B. —Au fig. et fam.[En parlant d'un vieux militaire] Aguerri, endurci au métier des armes, devenu énergique, physiquement et moralement, qui ne se laisse pas facilement ébranler ni mener.
— Emploi subst. Un vieux dur à cuire, c'est un dur à cuire. Une forte tête. En voilà un qui ne plaisante pas; en voilà un de dur à cuire (, J. Paturot, 1842, p. 169) :
... il [le général] déterra Michaud, un ancien maréchal-des-logis-chef aux cuirassiers de la Garde, un homme de ceux que les troupiers appellent soldatesquement des durs à cuire, surnom fourni par la cuisine du bivouac, où il s'est plus d'une fois trouvé des haricots réfractaires. (, Les Paysans, 1844, p. 156)
C. —P. ext.[En parlant d'une pers.]
1. Très résistant, au physique ou au moral. Tous les nouveau-nés chétifs meurent dans les six premiers mois, (...) Ceux qui survivent sont des gaillards durs à cuire (, Knock, 1923, I p. 3).
2. Très volontaire, qui ne se laisse pas facilement influencer. L'Empereur va bien et est en excellents termes avec les ministres, dont les plus durs à cuire ont été promptement gagnés (, Lettres Dsse de Castiglione-Colonna, 1870, p. 94).
Prononciation
[dyʀakɥi:ʀ].
Étymologie et histoire
1828-29 (Vidocq, Mém., t. 4, p. 166). Issu de l'expr. dur à cuire, cf. cuire et dur ; proprement « difficile à cuire ».
Bibliographie
Quem. 2e s. t. 3 1972.