DROLATIQUE, DRÔLATIQUE,(DROLATIQUE, DRÔLATIQUE)
adjectif1. Il ne restait plus qu'à faire danser le sujet, qui se contournait sinon de la façon la plus élégante, du moins d'une manière fort drôlatique pour la plus grande joie des spectateurs. (, Hist. des jouets, 1902, p. 210)
Syntagmes : Exemples, inventions, imaginations, paradoxes, songes, suppositions drolatiques; portrait, tableau, spectacle, quiproquo drolatique; remarques, anagrammes, boutades, jurons drolatiques; imitateur drolatique.
— Emploi subst. avec valeur de neutre. Paradis et Petit-Pouce en pleuraient, eux, de l'énormité du drôlatique (, Pierrot, 1942, p. 29) :
2. Daudet lui fait remarquer le drolatique de l'excuse d'un homme qui se croit moins coupable en prenant un secrétaire de ses injures... (, Journal, 1885, p. 475)
Remarque : On rencontre ds la docum. le verbe drolatiser, en emploi abs. Rendre drôle (cf. drôle I A 1), drolatique. Il y aurait même là matière à un gros drame fratricide (...) mais nous sommes au Japon et, vu l'influence de ce milieu qui atténue, rapetisse, drolatise, il n'en résultera rien du tout (Loti, Mme Chrys., 1887, p. 192).
Prononciation et orthographe
[dʀɔlatik]. Cf. drôle. Ds Ac. 1878 et 1932.
Étymologie et histoire
1. [1565 Rabelais ds Bl.-W.4-5]; 1569 songes drolatiques titre d'ouvrage (Archives du Nord, B 13207, f° 118 ds IGLF) — 1611 drolatique, Cotgr. ; de nouv. 1803 (Boiste);
2. 1832 subst. (Balzac, Corresp., p. 185). Dér. de drôle*; suff. -(at)ique*.
2. 1832 subst. (Balzac, Corresp., p. 185). Dér. de drôle*; suff. -(at)ique*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 149.
Dérivés
Drolatiquement
adverbeBibliographie
Arickx (I.). Les Orthoépistes sur la sellette. Trav. Ling. Gand. 1972, n° 3, p. 126. — Mat. Louis-Philippe. 1951, p. 286.