DRÊCHE, DRÈCHE,
substantif fémininL'alimentation par les drèches, les résidus de distillerie... ne joue encore qu'un rôle insignifiant [dans la péripneumonie]; ... (, Les Maladies microbiennes des animaux, 1896, p. 253)
— P. ext. Résidu de distillation des pommes, des grains. On a étendu ce nom de drêche aux résidus des distilleries de grains ou de maïs (, Laiterie, 1895, p. 156).
Remarque : Qq. dict. notamment Lar. 19e -20e attestent le verbe dérivé drécher. Enterrer des glands dans une fosse après les avoir arrosés d'eau salée (afin qu'ils se conservent pour l'alimentation des porcs). Pour tirer des glands la plus grande utilité possible, relativement à l'engrais des porcs, il faut les drécher (Thaer. ds Lar. 19e).
Prononciation et orthographe
[dʀεʃ]. Ds Ac. 1762-1932, s.v. drêche. La forme drèche est attestée ds Fér. Crit. t. 1 1787, Land. 1834, Gattel 1841 et Besch. 1845.
Étymologie et histoire
Ca 1250 drashe [cf. le dér. draschier 1160-74 « mangeur de marc de bière, de rebuts, de restes » (Wace, Rou, éd. A. J. Holden, III, 4760)] « résidu du malt ayant servi à brasser » (Li Vers de la mort, 284, 10 ds T.-L.); 1410 [lie de farine] ou draque (St. de la drap. de Chauny, A. mun. Chauny ds Gdf. Compl.); 1600 drache « rafle du raisin » (O. de Serres, Théâtre d'agric., I, 283, éd. 1804 ds Gdf.); 1688 drèche (G. Miège d'apr. FEW t. 3, p. 156b); [1478 d'apr. Bl.-W.1-5] 1704 drague (Trév.). Ces différentes formes remontent sans doute à un *drasca type prob. d'orig. celt. comme certains mots du vocab. de la brasserie (cervoise, brai) ; attesté en lat. médiév. sous la forme drasca, drachia (1276 ds Latham), drascum (1194, ibid.).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 1.