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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

DRAIN

substantif masculin
A. —Domaines techn.
1.AGRIC. Conduit (rigole, fossé garni de pierres, canalisation) établi dans un terrain humide pour recueillir et évacuer l'excédent d'eau. Drain de poterie :
Mal posés, trop à fleur du sol, ou trop étroits, les tuyaux des drains étaient vite envahi par les racines, par je ne sais quelles végétations souterraines, chevelure feutrée qui les bouchait. (Gide, Feuillets d'automne, 1949, p. 1092)
2.MÉD. Tube (en caoutchouc, métal ou verre) percé de trous et destiné à assurer l'évacuation des suppurations. Après avoir placé au fond de la plaie un drain, un tube de caoutchouc, pour l'écoulement du pus (Zola, Débâcle, 1892, p. 490). Les drains de caoutchouc qu'on lui a mis à sa blessure (Renard, Journal, 1904, pp. 911-912).
3.MAR. Tuyau collecteur utilisé pour la vidange des compartiments d'un navire. Les ordres à la machine s'étaient succédé : « Fermez les portes étanches. Fermez les soupapes des drains » (Peisson, Parti Liverpool, 1932, p. 197).
B. —P. métaph. ou au fig. Ce qui assure l'écoulement des biens ou des personnes vers un point de concentration donné. Les docks, les bacs et l'Hudson Tunnel, tous ces drains latéraux qui soulagent Manhattan par des ponctions journalières d'un surplus de population (Morand, New York, 1930, p. 99).
Prononciation et orthographe
[dʀε̃]. Ds Ac. 1878 et 1932.
Étymologie et histoire
1. 1849 agric. (Illustration, XIII, p. 26 ds Mack. t. 1, p. 217);
2. 1865 chir. (Littré-Robin). Empr. à l'angl. drain « conduit, canalisation » dep. 1552, terme de chir. dep. 1834 (NED) déverbal de [to] drain « évacuer, faire écouler des eaux; assécher, dessécher (un terrain) ».
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 19.
Bibliographie
Bonn. 1920, p. 49. — Couture (B.). Les Réseaux d'eau : éléments de vocab. Meta. 1970, t. 15, p. 174.