PAUMIER
substantif masculinA. -Pèlerin (primitivement, qui rapporte des palmes de Terre sainte).
En estat de paumier prendray un vestement : J'ay si fait aporter tout mon estorement (Renaut Mont. B.N. V., c.1350-1400, 349 )
A guise de paumier mont bien s'atapinna, L'eschierpe et le bourdon aveucquez lui porta. (Renaut Mont. B.N. V., c.1350-1400, 378 )
Là leur dist ly rois Droguez comme il volt esploitier, Comment il fu en l'ost à guise de paumier (Hugues Capet L., c.1358, 125 )
D'argent monnoié n'ay je point, Paumier amis ; mais cest annel Te doing qui est et bon et bel (Mir. Amis, c.1365, 5 )
J'ay trop grant desir d'aler, certes, Com paumier en Jerusalem (Mir. Pierre Changeur, c.1378, 274 )
Remarque : Nombreux ex. d'a.fr. ds T-L VII, 501-504. Flor. Octav. L., t.1, c.1356, 10870 ; JEAN D'OUTREM., Myr. histors., a.1400 (503, l.42)... Comme nom propre, cf. p. ex. Chartes Abb. St-Magl. T.F., t.3, 178, 185, 610, 657, Chancell. Henri VI L., t.1, 1423-1426, 169, 307, 308 ; Guill. Orange T.H.G., p.1450, gloss. ...
B. -Par extension. Membre d'une confrérie ou fabrique d'église.
Remarque : Doc.1396 ds GD VI, 47c (et a la confrairie d'icelle [eglise] de laquelle il estoit confrere etpaulmier).