DENTELURE
substantif féminin• En partic.,ARCHIT. Toutes ces aiguilles et ces dentelures régulières [du clocher de Strasbourg] semblent appartenir à une cristallisation gigantesque (, Lorely, 1852, p. 25) :
Le plein cintre rapprocha ses pointes, s'incurva en fer à cheval, l'arc brisé s'allongea, se rétrécit, se raccourcit ou s'évasa, se chargea de stalactites, d'alvéoles comme une ruche à miel, s'échancra plus ou moins de festons et de dentelures. (, Hist. de l'art, 1912, p. 259)
— P. ext. Découpure. La dentelure de la rive que je vois par delà le beau lac, plantée d'arbres et sinueuse, est charmante à suivre (, Ét. et portr., 1888, p. 167).
Remarque : On rencontre ds la docum. le synon. dentellement, subst. masc. Quand je les rouvris [les yeux], les Pléiades avaient fait un pas énorme : (...) le scorpion sortait sa première pince du dentellement noir des montagnes (Giono, Triomphe vie, 1941, p. 197).
Prononciation et orthographe
[dɑ̃tly:ʀ]. Ds Ac. 1694-1932.
Étymologie et histoire
1467 (Inv. de Charles le Téméraire ds Gay, s.v. grolle). Dér. du rad. de dentele* au sens de « petite dent », v. dentelle; suff. -ure*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 104.
Bibliographie
Quem. Fichier.